L’économie toujours en proie aux arnaqueurs !

Beaucoup de nationaux, déguisés en faux investisseurs, ont réussi à obtenir des financements importants, sans aucune garantie, auprès de banques publiques. Ces financements visaient, selon les dossiers de demande de crédit, la création d’entreprises industrielles dans divers domaines d’activité : agroalimentaire, construction métallique, produits hygiéniques et pharmaceutiques, tourisme… Ces usines ont été bel et bien construites, mais une fois les équipements importés et installés, elles n’auront pas fonctionné plus d’une année avant que les propriétaires ne déclarent faillite. A Annaba, depuis 1991, des dizaines d’usines rénovées, clés en main, mais surfacturées, auraient été importées d’Italie par des pseudo-investisseurs. Ainsi, divers appareillages industriels réformés en Europe puis réfectionnés ont été achetés par des Algériens au prix fort et les montants transférés par les banques nationales. Les différences de surfacturation, en devises fortes, auraient été encaissées outre-mer par ces importateurs véreux, si l’on en croit certaines sources crédibles. Pis, ces derniers, loin de respecter les échéanciers de remboursements des prêts, arriveraient encore, avec des complicités dont seule une enquête approfondie pourra dévoiler les tenants et aboutissants, à obtenir d’autres crédits auprès des institutions bancaires. Un P-DG d’une E.P.E, soucieux du développement du pays, nous a déclaré : «Je connais une usine dont le prix ne dépasse pas les 10 milliards de centimes et qui a été achetée pour 100 milliards.» Et de préciser : «Par esprit patriotique, j’ai écrit plusieurs lettres aux autorités du pays pour dénoncer ce crime économique.» Il ira plus loin en se déclarant prêt à apporter son concours pour démasquer ces agissements criminels. «Dès que j’entendrais parler d’une enquête, je me manifesterai pour apporter des éclairages», promet-il. Dans la wilaya d’Annaba, environ 100 usines auraient mis la clé sous le paillasson pour cause de faillite. Poursuivis en justice par les banques, les propriétaires n’arriveraient pas à honorer leurs dettes. Les équipements saisis et mis aux enchères n’ont même pas rapporté le 1/10e des crédits d’investissement accordés par les banques. Selon un expert comptable qui a épluché il y a quelques années les dossiers de ces usines fermées, «des milliers de milliards» seraient partis en fumée».

N. C / Le jeune indépendant.



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