in-dépendance.

5 juillet 1962 – 5 juillet 2008. Cela fait 46 ans depuis que l’Algérie est devenue indépendante. La population algérienne née cette année là est aujourd’hui aux portes de la retraite. Le pétrole est à 150 Dollars. Les réserves de changes ont atteint les 150 Milliards de Dollars. Et les algériens vivent dans une misère moyenne-âgeuse.



L’économie toujours en proie aux arnaqueurs !

Beaucoup de nationaux, déguisés en faux investisseurs, ont réussi à obtenir des financements importants, sans aucune garantie, auprès de banques publiques. Ces financements visaient, selon les dossiers de demande de crédit, la création d’entreprises industrielles dans divers domaines d’activité : agroalimentaire, construction métallique, produits hygiéniques et pharmaceutiques, tourisme… Ces usines ont été bel et bien construites, mais une fois les équipements importés et installés, elles n’auront pas fonctionné plus d’une année avant que les propriétaires ne déclarent faillite. A Annaba, depuis 1991, des dizaines d’usines rénovées, clés en main, mais surfacturées, auraient été importées d’Italie par des pseudo-investisseurs. Ainsi, divers appareillages industriels réformés en Europe puis réfectionnés ont été achetés par des Algériens au prix fort et les montants transférés par les banques nationales. Les différences de surfacturation, en devises fortes, auraient été encaissées outre-mer par ces importateurs véreux, si l’on en croit certaines sources crédibles. Pis, ces derniers, loin de respecter les échéanciers de remboursements des prêts, arriveraient encore, avec des complicités dont seule une enquête approfondie pourra dévoiler les tenants et aboutissants, à obtenir d’autres crédits auprès des institutions bancaires. Un P-DG d’une E.P.E, soucieux du développement du pays, nous a déclaré : «Je connais une usine dont le prix ne dépasse pas les 10 milliards de centimes et qui a été achetée pour 100 milliards.» Et de préciser : «Par esprit patriotique, j’ai écrit plusieurs lettres aux autorités du pays pour dénoncer ce crime économique.» Il ira plus loin en se déclarant prêt à apporter son concours pour démasquer ces agissements criminels. «Dès que j’entendrais parler d’une enquête, je me manifesterai pour apporter des éclairages», promet-il. Dans la wilaya d’Annaba, environ 100 usines auraient mis la clé sous le paillasson pour cause de faillite. Poursuivis en justice par les banques, les propriétaires n’arriveraient pas à honorer leurs dettes. Les équipements saisis et mis aux enchères n’ont même pas rapporté le 1/10e des crédits d’investissement accordés par les banques. Selon un expert comptable qui a épluché il y a quelques années les dossiers de ces usines fermées, «des milliers de milliards» seraient partis en fumée».

N. C / Le jeune indépendant.



Le chiffre du jour.

4,5 millions. Tel est le nombre des travailleurs qui ne bénificient d’aucune couverture sociale  exerçant dans différents secteurs de l’économie nationale. Les principaux secteurs qui emploient ces travailleurs sont notamment le bâtiment et les travaux publics ainsi que  l’agriculture. Les chiffres sont ceux du très officiel Office national des statistiques ( ONS).



Performance, dites-vous !

Deux wilayas du Sud du pays ont enregistré un taux de zéro (0%) de réussite lors des examens du BEM, a annoncé le ministre de l’éducation nationale, sans citer les wilayas en question. Le taux de perdition scolaire, dans le même palier, le moyen, est de 32%, en attendant le BAC. Un résultat probant de la réforme engagée et une performance à inscrire au palmarès de Benbouzid qui n’arrête pas de refaire ses classes depuis 1993.  



Enthousiasme délirant !

Délire, délire, délire ! Délire et amnésie ! C’est le moins que l’on puisse dire de la folle frénésie qui s’est emparée ces derniers jours de la presse nationale, en général, et du quotidien El Watan, en particulier, à la faveur du retour d’Ahmed ouyahia à la tête de l’exécutif. Un homme qui, pourtant, a tout fait par le passé pour serrer l’étau autour d’elle et lui couper le souffle, à cette même presse. En effet, depuis ce mardi fatidique où sa nomination a été annoncée, le bourreau d’hier est devenu le sauveur d’aujourd’hui. A voir les différents commentaires fleuve auxquels il a eu droit, on dirait qu’il est Godot, tant attendu, et qui a fini par daigner se montrer ! certains ne se sont pas génés à lui trouver des qualités, dont pourtant il se défend lui-même, et d’autres, ne se sont pas empêchés de ressortir la fameuse contradiction « réconciliateurs-éradicateurs », qui n’est tout de même plus d’actualité et qui ne veut rien dire, pour justifier leur allégence honteuse. l’essentiel est de trouver de quoi justifier leur servitude et leur servilité. Et partant, participer à la grande manoeuvre qui consiste à cacher le vrai débat de l’heure, à savoir: La crise sociale et économique aigüe dans laquelle se débat le pays. Fidèle à ses rôles de chien de garde et de caisse de résonnance, la presse, reste donc suspendue aux lèvres d’Ouyhia et attend les solutions miracles qu’il va annoncer. Des solutions que seule la presse lui attribue, d’ailleurs. Comme dit l’adage, la meilleure défense c’est l’attaque. Et les patrons de presse sont les mieux placés pour le savoir, eux qui ont mangé à tous les râteliers. et c’est pour cela qu’ils font echo pour son discours sur la corruption. C’est pour se prémunir eux-même. Quant aux journaleux, il est clair qu’ils en auront même pas des miettes ! Mais là, c’est une autre hisoire… 



UPM et troisième mandat, les deux faces de la pièce Ouyahia, ou le changement dans la continuité.

Le retour d’Ahmed Ouyahia à la tête de l’exécutif continue à susciter moult lectures auxquelles le concerné a voulu mettre fin lors de sa conférence de presse vendredi à l’issue du 3ème congrès de son parti. Habitué des lieux et de la fonction, il affirme, d’emblée, avec force assurance, que contrairement à son prédécesseur, il va exercer son rôle avec toutes les prérogatives qui lui sont dévolues. « Oui, je vais exercer pleinement mes prérogatives de chef du gouvernement » a-t-il indiqué. Y aura-t-il des changements notables dans la politique du gouvernement à dix mois de l’élection présidentielle ? Pas si sûr, même si plusieurs dossiers attendent Ouyahia. Et le nouveau chef de l’exécutif en annonce déjà la couleur lorsqu’il affirme que «s’agissant d’un simple remaniement du gouvernement, il n’y aura pas de présentation d’un programme de gouvernement au Parlement». Point de présentation donc d’un nouveau programme. C’est la même équipe qui va appliquer le même programme. Celui du président de la république. Autrement dit, c’est la reconduction des mêmes méthodes et options qui, plus est, seront menées par une équipe léguée par Belkhadem, lui-même, malgré le léger toilettage subi. Ce n’est nullement donc pour remédier à la crise sociale que couve le pays que Belkhadem, dont l’action a été caractérisée par un certain immobilisme, a été remplacé par Ouyahia. Et ce dernier, ne s’en cache point, d’ailleurs. Pour lui, « les priorités du gouvernement ne seront, en aucun cas, déterminées par les pneus qui brûlent ou par les barricades dressées pour barrer les routes. Cela s’appelle atteinte à l’ordre public auquel la loi sera appliquée ». A quoi rime alors cet énième retour d’Ouyahia ? A priori, la question principale qui explique son retour est la révision de la constitution. Celle-ci « aura lieu inévitablement, et via le Parlement » a-t-il affirmé. Point donc de référendum, non plus ? « C’est au président de décider » rétorque-t-il. Or, pour l’heure, le président, lui, ne s’est jamais prononcé sur cette question depuis 1999. Et les contours de cette révision demeure encore flous. Touchera-t-elle le seul article 74 qui consacre la limitation des mandats ou comprendra-t-elle d’autres dispositions ? Le débat semble ne pas être encore tranché, à moins, toutefois, de comprendre à travers l’affirmation d’Ouyahia que la révision ne passera pas par un référendum, que celle-ci ne touchera que l’article 74. Ou alors cherche-t-on à faire pression sur Bouteflika, dont le silence demeure énigmatique, pour lui endosser ce projet de révision, et régler ainsi, définitivement, un épineux problème posé par l’actuelle constitution, à savoir la limitation des mandat, même si Bouteflika, lui-même, n’y briguera pas un troisième mandat, vu son âge et son état de santé ? Les prochain mois, si ce n’est les prochains jours, apporteront certainement d’avantages d’indices pour éclairer, un tant soit peu, la question.  Autre question, et d’importance, elle aussi, qui pourrait expliquer ce retour est la participation de l’Algérie à l’UPM. S’étant déjà prononcé en faveur du projet avant même sa désignation, Ouyahia qui a été l’envoyé du président de la république pour représenter l’Algérie lors de plusieurs sommets, et qui a montré ses preuves en diplomatie, notamment lors du règlement de la crise des Touareg du Mali, pourra, le cas échéant, remplacer Bouteflika à ce sommet. Ce changement du chef de l’exécutif n’obéit-il donc pas, en définitive, juste à un impératif de recentrage politique des rapports de force au sein du système, en vue, certainement, d’un meilleur consensus, plutôt qu’à une volonté d’impulser une nouvelle dynamique ou de tracer un nouveau cap à l’économie, même si le nouveau locataire du palais du gouvernement, constituerait « un gage » important aux opérateurs économiques nationaux ? La question demeure, la réponse aussi d’ailleurs.    



Vertu diplomatique

La réception donnée récemment par le désormais ancien ambassadeur américain, Robert Ford, pour « fêter » son départ vers la nouvelle colonie américaine au moyen orient, et saluer « son monde » en Algérie pour une ultime fois, a été l’occasion pour « des retrouvailles » entre d’anciens frères-ennemis ! En effet, Said Sadi et Mokrane Ait Larbi, l’ancien numéro deux du RCD, qui s’est fait exclure des rangs de ce parti, se sont donné l’accolade et discuté durant un bon moment lors de cette réception, en compagnie de Hamid Lounaouci ! Il est vrai que les enceintes d’ambassades ont toujours eu des vertus « réconciliatrices » que ne peut comprendre qui veut !



…Un troisième mandat pour tous !

Après les Sidi Said, Tayeb El Houari, Soltani, Khalfa Mebarek et autres sous-fifres du système, c’était autour d’Ahmed Ouyahia de briguer un autre mandat à la tête de son parti qui a tenu son troisième congrès ce week-end. Comme attendu, le tout nouveau revenant chef du gouvernement, seul candidat à sa succession, s’est fait réélire à la tête de son parti, le RND, à l’unanimité, pour un nouveau mandat de cinq ans. C’est dire, encore une fois, que ce n’est pas demain la veille où l’on verra la classe politique algérienne se renouveler et accepter de se débarrasser de toutes ces vieilles tronches. Aussi, à l’issue de ce congrès, le RND a également appelé le chef de l’Etat à réviser la constitution afin de pouvoir présenter sa candidature pour… un troisième mandat. La nomination d’Ouyahia « l’homme des sales besognes » lundi passé lundi comme chef de gouvernement en remplacement de Abdelaziz Belkhadem, est présenté par la presse, dans ses lectures et commentaires délirants, comme l’expression d’un changement de cap au sein du régime. Quel changement donc, puisque ouyahia va travailler avec la même équipe de Belkhadem? Reste aussi à savoir dans quelle direction, ceux qui président au destin de ce pays, vont encore le mener ? C’est bien là le vrai danger et c’est ce que la bonne presse ne nous dit pas !  Belkhadem est un islamo-conservateur alors qu’Ouyahia est…un éradicateur ! Ce qui, à se demander par quelle logique, représente aux yeux de la bonne presse courtisane…un moderniste, hachakoum ! Pourtant, en bon serviteur zélé, il n’a jamais manqué une occasion pour soutenir dans le fond et dans la forme « la charte pour la paix et la réconciliation ».     



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